Rencontre lundi 19 mars à 18h avec Akira Mizubayashi (écrivain et traducteur japonais)autour de son livre: Une langue venue d'ailleurs (Gallimard, 2011) à La librairie Ombres Blanches à Toulouse.

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Rencontre lundi 19 mars à 18h avec Akira Mizubayashi  (écrivain et traducteur japonais)autour de son livre: Une langue venue d'ailleurs (Gallimard, 2011)  à La librairie Ombres Blanches à Toulouse.

Akira Mizubayashi, écrivain et traducteur japonais, est né au Japon en 1952. Après des études à l’université nationale des langues et civilisations étrangères de Tokyo, il part pour la France en 1973 et suit à l’université Paul Valéry de Montpellier une formation pédagogique pour devenir professeur de français. Il revient à Tokyo, fait une maîtrise de lettres modernes, puis, revient en France en 1979 comme élève de l’École Normale Supérieure. Depuis 1983, il enseigne le français à Tokyo et transmet sa passion pour le français, « sa langue paternelle ».

«Le jour où je me suis emparé de la langue française, j’ai perdu le japonais pour toujours dans sa pureté originelle. Ma langue d’origine a perdu son statut de langue d’origine. J’ai appris à parler comme un étranger dans ma propre langue. Mon errance entre les deux langues a commencé… Je ne suis donc ni japonais ni français. Je ne cesse finalement de me rendre étranger à moi-même dans les 2 langues, en allant et en revenant de l’une à l’autre, pour me sentir toujours décalé, hors de place. Mais, justement, c’est de ce lieu écarté que j’accède à la parole : c’est de ce lieu ou plutôt de ce non-lieu que j’exprime tout mon amour du français, tout mon attachement au japonais. Je suis étranger ici et là et je le demeure. Des vies, mais telles que la mémoire les invente, que notre imagination les recrée, qu’une passion les anime. Des récits subjectifs, à mille lieues de la biographie traditionnelle. L’un et l’autre : l’auteur et son héros secret, le peintre et son modèle. Entre eux, un lien intime et fort. Entre le portrait d’un autre et l’autoportrait, où placer la frontière ? Les uns et les autres : aussi bien ceux qui ont occupé avec éclat le devant de la scène que ceux qui ne sont présents que sur notre scène intérieure, personnes ou lieux, visages oubliés, noms effacés, profils perdus. » Akira Mizubayashi.

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