L'art du sumo tombe de haut au Japon

Publié le par ATMPJ

La disparition, le 19 janvier, du yokozuna ("grand champion") Taiho a offert un moment de nostalgie aux Japonais. Ce fameux rikishi ("lutteur") fut une véritable légende du sumo. Devenu en 1961 le plus jeune yokozuna de l'histoire, ce fils d'un Ukrainien et d'une Japonaise avait enchanté les fidèles de ces joutes émaillées de rituels shinto qui touchent à l'essence de la culture de l'Archipel.

Aujourd'hui, le sumo n'a plus la même aura. Le public des tournois est clairsemé, l'audience télévisuelle diminue, les lutteurs se raréfient. Les jeunes Japonais sont beaucoup moins séduits par la dure vie de sumo qui représentait autrefois une chance d'ascension sociale pour les cadets de familles pauvres, souvent issues des régions du Nord, comme le département d'Akita.

En 2012, seuls 56 jeunes gens ont postulé pour intégrer l'une des 45 écuries, contre plus de 200 en 1992. Cette désaffection tient notamment à la domination durable qu'exercent les lutteurs étrangers. Les rikishi autochtones semblent bien avoir perdu la main.

 

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