KODOMO NO HI : La fête des Enfants

Publié le par ATMPJ

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Célébrée chaque année le 5 Mai, cette journée est dédiée aux enfants et plus particulièrement aux garçons. De nombreux rites ont lieu pour souhaiter bonheur et santé aux enfants.

Introduite au Japon au 8ème siècle, cette fête d’origine chinoise était initialement consacrée aux iris ("shobu no sekku") et marquait le début de l’été. Des couronnes de plantes médicinales, d’iris et d’armoise, décorées avec des rubans de couleurs, étaient suspendues aux portes pour écarter les catastrophes et assurer longévité aux habitants.
C’est entre la période de Kamakura et l’ère Edo (1185 – 1333) que la fête fut renommée "Tango no sekku", la fête des garçons, majoritairement célébrée par les familles de samouraïs, qui remettaient aux jeunes garçons des armures et des armes.
Le "Tango no sekku" ne devint une fête nationale qu’en 1948 sous le nom de "Kodomo no Hi".

Même si elle est désormais consacrée à tous les enfants, cette fête traditionnelle reste plus particulièrement dédiée aux garçons, puisque les filles ont leur propre fête le "Hina Matsuri", la fête des poupées, le 3 Mars. Aujourd’hui les enfants ne reçoivent plus d’armures, mais de nombreux rites de purification, comme les bains d’iris, sont encore prodigués pour protéger les enfants du mauvais sort. C’était aussi l’occasion de préparer des pâtisseries traditionnelles à base de riz et d’Azuki, une pâte d’haricot rouge, tels que les Kashiwa-Mochi et les Chimaki.

kodomo no hi 02Kashiwa-mochi, gâteau de riz à la pâte d’haricot rouge sucrée servi dans une feuille de chêne.

kodomo no hi 03Chimaki, riz gluant sucré ou salé, roulé dans une feuille de bambou.

 

La carpe "Koï", symbole du festival, provient d’une légende chinoise selon laquelle les carpes du fleuve Jaune, après avoir remonté le courant, s’envolaient vers le ciel en se transformant en dragons. Les "Koï-nobori", les manches à air en forme de carpes, sont des symboles de force et de persévérance, à l’image de ces poissons qui remontent les rivières et les cascades à contre-courant.

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Ces bannières sont accrochées à de longues perches en bambous. Selon la tradition, la première carpe (magoi) représenta le père ; elle est plus grande que les autres et est de couleur noire. La seconde (higoi) est rouge et représente la mère, ensuite sont accrochées une carpe pour chaque enfant de la famille.
Des rubans blanc et rouge ou une manche à air multicolore sont parfois suspendus pour symboliser le flot des rivières.

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