Champagne au Japon:la voie de l'excellence

Publié le par ATMPJ

Le champagne va-t-il bientôt être remboursé par la Sécurité sociale japonaise ?

Ses chiffres de vente sont un démenti à la crise économique, à la catastrophe nucléaire, au vieillissement de la population et autres calamités qui s'abattent sur le Japon. Selon le Comité interprofessionnel du vin de Champagne, le pays est le cinquième marché extérieur avec 7,9 millions de bouteilles vendues en 2011. Même si elle est très loin de l'ultra-dominant marché français, cette position demeure ô combien honorable. "Vous imaginez la part de marché que pourrait avoir un saké pétillant en France ? ", s'interroge Charles Durand, de la Sopexa (société chargée d'un dispositif d'appui à l'exportation) à Tokyo. "Le Japon a importé 28 834 hectolitres de champagne en 2011 contre 22 272 hectolitres en 2002. C'est une progression de près d'un tiers. " Si le choc Lehman Brothers a bien eu un effet dévastateur en 2009, la consommation est repartie de plus belle. Même Fukushima n'a pas entamé son rythme. Signe de l'importance de l'archipel : en juillet, Perrier-Jouët a lancé pour la première fois du Japon (et non de Paris ou de Champagne) une édition limitée de sa cuvée Belle Époque, ornée par le dessin d'un artiste japonais.

Le champagne est arrivé au Japon en même temps que Mozart, le train électrique et la pensée grecque (bref, l'Occident) en 1853, lorsque le commodore Perry a débarqué de force à Yokohama et tiré le pays de 250 ans d'isolationnisme. L'alcool était, avec la canonnière, son arme de persuasion. Or, le champagne est, comme dit Voltaire, l'image brillante de la France, "première nation des autres" pour le Japon. Son goût léger "convient à la nourriture japonaise, qu'il n'écrase pas", explique Kaori Shirota, de Pernod Ricard, qui commercialise Perrier-Jouët et Mumm. Chez Moët-Hennessy, on évoque un dîner de shôjin ryori, la cuisine des moines bouddhistes, illustré par un Dom Pérignon 1993 dans un temple zen à Kyoto. Il avait été imaginé par Richard Geoffroy, chef de cave historique de la maison. Un sacrilège ? Plutôt des retrouvailles. Dom Pierre Pérignon n'était-il pas un moine bénédictin ?

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